Faire ?

 

 

Voici quelques propositions généreusement offertes :

 

Bien vérifier qu’aujourd’hui est un autre jour.

S’assurer que je me suis levé.

Voyager dans le temps.

Repousser les Allemands à Poitiers.

Continuer à surveiller le bogue de l’an 2000, on ne sait jamais.

Prêter mon stylo-plume à Clemenceau pour signer le Traité de Versailles.

Fêter gratuitement la journée mondiale du bénévolat.

Juguler la crise économique de 1929.

Planter tous les arbres de la liberté du Bicentenaire de 1989.

Changer de disque de stationnement.

Gagner le marathon des Jeux Olympiques de Mexico.

Inventer la poudre de l’eau tiède à éternuer la roue du beurre.

Remplacer la Tour Eiffel par une réplique en allumettes.

Faire une pause.

Repartir de plus belle.

Envahir les Kerguelen.

Démonter entièrement le mur de Berlin et écouler les briques de nuit en brouette.

Assister au procès de Landru.

Traverser la Cordillère des Andes à la nage.

Mettre en compote les pommes de la campagne présidentielle de Chirac.

Échanger personnellement tous les francs en euros.

Ne pas remettre au lendemain ce que je pourrais faire le jour même

Reposer mon livre d’histoire.

Lire intégralement « A la recherche du temps perdu ».

Voyager dans le temps.

Me réveiller.

 

Et s’il reste un peu de temps

Vérifier, puisque hier, aujourd’hui était un autre jour, et que demain, qui est devenu aujourd’hui, est donc un autre jour aussi que demain ça sera pareil.

Aller arrêter Jack l’Éventreur.

Retrouver Mermoz en prenant le train, c’est plus sûr.

Proposer « aller ranger les glaçons au congélateur sans en renverser » comme treizième des travaux d’Hercule sauf si on est vendredi.

Décaler la pause pour dire à Grouchy de se magner.

Vérifier que Clemenceau a rendu le stylo.

Aller replanter Excalibur.

Téléphoner à Graham Bell en PCV.

Faire inscrire la Terre au patrimoine mondial de l’humanité.

Installer le fil à couper l’eau chaude en respectant les polarités.

Tenter le tour du jour en 80 mondes.

Ne pas remettre au surlendemain ce que je pourrais reporter à demain.

 

File Express1

Une file de 9 "poèmes express" vient de se former dans l'espace diffractif.
 
Le poème express, je suis tombé dessus (et un peu dedans!) il y a sept ou huit ans lors de la lecture régulière (et toujours continuée depuis) de Lucien Suel : ICI .
Qu'il soit remercié une nouvelle fois comme déclencheur et passeur !
 
J'avais déjà fait sur le précédent blog Interférences des tentatives, soit à partir de pages isolées, soit en caviardant des romans pour fabriquer deux "feuilletons" (Un œil neuf et l'as des radis invendus) ... 
 
J'y reviens donc quelques années après, voici comment. 
 
J'avais trois textes différents au départ et j'ai utilisé chacun pour proposer trois poèmes express différents. Je suis ainsi parvenu à neuf "poèmes express" un nombre auquel vous pouvez accorder crédit, car ce n'est pas un chiffre gouvernemental. 
La mise en ligne des billets permettra de lire d'affilée les trois propositions de même origine.  
Première série les 9/11/13 décembre.

C'est parti, voici donc le premier des neuf ! 

 


 

 

Flipper

Same player shoot again !

Voici un complément des « Fondements » du 23 novembre dernier.

 

On le sait très bien

La force est herculéenne.

La fermeture est hermétique.

On se prête au jeu.

Les dés sont jetés.

Le flegme est imperturbable.

On est droit dans ses bottes.

L’échec est cuisant.

On est à la croisée des chemins (et…)

On est attendu au tournant.  

L’inventaire est à la Prévert.

L’affaire est dans le sac.

Les hostilités sont ouvertes.

C’est un scénario catastrophe.

Le pavé est dans la mare.

On atteint sa vitesse de croisière.

On apporte de l’eau au moulin.

La question est centrale.

La rencontre est au sommet.

 

 

On le dit ou on le sait moins, on n’en doute pas, on ne le sait pas, 

on se le demande peut-être…

Hérode a été jeune.

Grog n’est jamais complété par Magrog.

Les fourmis fourmillent quand elles pullulent.

Chimène buvait du cidre ?

En russe, Knokke le Zoute se dit paraît-il Knout le Zokke.

La pendaison, ça se commande ou pas ?

Quand tu fumes du haschich parmentier, ça donne la patate ?

Est-ce que le temps arrive à passer quand l’heure est aiguë ?

Hanneton n’est pas le nom d’une chimère amphibie.

Le lapin est une langue morpe.

Le félon parfois fait court.

N’en déplaise à La Fontaine, certains laboureurs n’ont pas d’enfants.

En Israël, quand il fait beau, le ciel hébreu ?

Quand le requin-marteau ne vaut pas un clou, mieux vaut l’interner.

Le serpent d’Hippocrate n’a jamais juré de rien.


Fatras, deux

Fin de la session pour 2021, voici 2 ajouts au dictionnaire diffractif : 

Huir :

verbe du 3e groupe (se conjugue comme fuir), vient de « huiler » dont il est la forme abrégée. 

 

1.Faire frire avec de l’huile allégée .

2.Lubrifier. 

 

Exemples

1. "Huis et cale les frites, elles s'envolent !"
2."Nous huyons l’huis dont les gonds grincent."



Quinaud, aude :

Adjectif français par son père et rien du tout par sa mère.

Vient de qui (père) et no ( elle), n’a aucun sens connu isolément mais rend service dans des jeux de mots pourris, approximatifs mais de bon goût dont la valeur se mesure en quinaudmètres. 

 

« Quinaud dit mot qu’on sent »

 (un aveugle parlant à un sourd à mauvaise haleine / début XX siècle).

( un non-voyant entrant en communication avec un mal entendant étranger au dentifrice /après 1980...)


« Chie, Quinaude » (Un fermier à sa vache en la poussant du doigt.) 

 

« Y a pas Quinaud » (Un champion cycliste jaloux).

 

«Le quinaud c’est rosse » (Un éléphant se trompant énormément. )

 

« Laisse quinaud ! » (Expression favorite du dernier vainqueur du championnat du monde d’igloos)

 

Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.