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En suspension !



Vu hier soir en concert.
 En extrait :
CERCLES


 

SPIRALES

Oliva /Boisseau /Rainey
un trio phénoménal. 

Album hautement recommandé.


Live


Le projet Bright Shadows d'Anne Pacéo (batteuse et compositrice) 
nous a emmenés mercredi dernier sur des rivages métissés aussi bien musicalement 
qu'au niveau instrumental, avec l'appoint de deux vocalistes.

Honnêtement, rien de foncièrement neuf, mais une musique 
qui a été portée et partagée sur scène 
avec un bel enthousiasme par le groupe. 

Ce fut un concert chaleureux, aux nombreux moments très vibrants. 
Et l'on ne taira donc pas plus longtemps qu'en ces périodes un peu troublées de notre drôle de monde, cette musique joyeuse fait du bien.  

Le morceau Nehanda en extrait
cliquez sur la photo.

Résultat de recherche d'images pour "nehanda pacéo"

Au-dessus des nuages.


C'est le premier morceau 
de ce magnifique album de Laurent De Wilde 
OVER THE CLOUDS 
que je vous recommande chaudement d'un bout à l'autre.

Pas une surprise quand on connaît 
l'excellence pianistique de Laurent De Wilde, 
qui s'est également fait remarquer 
pour une très bonne bio de Thelonius Monk. 
Aboutissement logique, 
son projet NEW MONK TRIO 
paru en 2017 
en revisite le répertoire avec une justesse confondante. 
Ce sera pour une autre fois ! 

 Car, là, ici, maintenant, tiens !
Voici que je vous propose même un autre extrait
tiré des nuages  ! 
Bonnes écoutes, je l'espère ! 

Torn Karn Bozzio


Un extrait d'un très bon album
POLYTOWN
par une triplette de touche à tout. 

David Torn / guitars, loops, programming, Hammond B3, harmonica, koto, tiny piano, voice
Mick Karn / fretless bass, bass clarinet, dida, Greek voice
Terry Bozzio / drums, percussion, bodhrán, dumbek, throaty French horn imitation
 



Open Letter To The Heart Of Diaphora

Animal

Trombone, Contrebasse, Batterie, 
Fidel Fourneyron, Joachim Florent, Sylvain Darrifourcq
Le trio ANIMAL nous a réjouis vendredi dernier.

Album "concept" ou à thème , 
tous les titres portent un nom d'animal,
les compositions excellentes sont terriblement évocatrices  
et non dénuées d'humour ! 
Regardez le titre, 
fermez les yeux,écoutez ... 
et 
Singe Chat Fourmi Baleine Bison Coq Souris Loup
déboulent !
C'est parti ? 

SINGE 
https://www.youtube.com/watch?v=a75A0wXrJmY&list=PL2RwSdK8vD_0i1PCe6k3sw65XnQA2uq-q&index=1



Prendre le temps des espaces ...



Un morceau tiré de l'album ESPACES en trio
Edward Perraud, Bruno Chevillon, Paul Lay.

Album auquel je vous invite 
résolument 
et qui pourrait vous séduire 
par ses climats variés.


Time Peace


On dirait bien que ceci sera l'ultime extrait musical ici pour 2018 !


Terry Callier

Lazarus man
album TIME PEACE 1998




Palimpseste

C'était mercredi 28 novembre, et une nouvelle bonne pioche musicale,
avec le projet PALIMPSESTE du bassiste Sylvain Daniel.

Deux extraits -pas les plus brutaux- pour saisir l'ambiance :  







Ce projet vraiment stimulant est inspiré d'un recueil de photographies « Ruins of Detroit » de Romain Meffre et Yves Marchand. Certaines vues sont projetées et les musiciens, encadrés par un triptyque vidéo, tracent un itinéraire musical à travers les rues de la Motor City avec des compositions variées. Certaines ont fort peu à envier à la soul de la Motown !
Et puis hip hop et electro ne sont pas loin, dans un paysage musical hybride d'une grande richesse.

Et ce fut un formidable moment.

Little Big



Prêts pour un extrait plutôt roboratif ?

Mercredi soir j'ai eu le plaisir de voir le groupe d'Aaron Parks en concert.
Très bon moment.
Des compositions parfois rêveuses et éthérées, d'autres plus musclées, dans un ensemble où la mélodie ne quitte pas la partie.

Recommandé.

Guitare, calme et révolte



Une tranche solo avec Marc Ribot, guitariste "très demandé" aux multiples collaborations éclectiques.

Je l'ai connu par Tom Waits qu'il accompagne régulièrement mais aussi John Zorn lors de l'aventure Electric Masada.
Ci-dessus un extrait solo calme...
car notre homme est capable de choses beaucoup plus soufflantes et échevelées.  

Voir ci-dessous, âmes sensibles s'abstenir ;-)


 

From "The Roses"



Si on reprend les 5 premiers albums de la très grande Joni Mitchell :

1968 : Song to a Seagull
1969 : Clouds
1970 : Ladies of the Canyon
1971 : Blue
1972 : For the Roses

on ne peut qu'être impressionné par le nombre de pépites incroyables qu'ils renferment. 
Je vous les conseille tous sans barguigner. 
Et s'ils étaient seuls ! 
Non, si la discographie a connu un creux dans les années 80, en revanche je tiens celui de 1994 Turbulent Indigo pour un de ces meilleurs disques. 
Passerelles, croisements,  Joni Mitchell -génération oblige- a côtoyé Crosby, Stills, Nash, Young mais aussi plus tard quelques pointures du jazz comme Jaco Pastorius et l'un de mes héros Wayne Shorter.

Dans les années 2000, beaucoup de compilations certes, des coffrets, dont Travelogue (symphonique) des hommages - avec toujours le risque d'une momification rampante que je redoute toujours comme la peste pour les artistes que j'aime.
Pas là, pas elle. Travelogue double album avec orchestre et musiciens de jazz, ça marche. 
Parce que les morceaux sont exceptionnels.
Elle a donc réussi partiellement à échapper à un côté académique et confit, j'en veux pour preuve notamment cette version revisitée (en 2000) d'un de ses "standards" Both Sides Now d'une intensité, d'une émotion impressionnantes et ravageuses. 
Un sommet.




  

Pas à pas musical

Les "Bornes Acoustiques" évoluent. 
Fin de la périodicité mensuelle qui me satisfait trop mollement...

Je mettrai désormais en partage une fois par quinzaine en moyenne un morceau 
qui sera une trace ou un indice de ce que j'écoute,  de ce qui a fondé dans un temps plus ou moins long  l'auditeur écouteur assidu mordu que je suis, 
... un peu le style "pas un jour sans musique" si vous voulez.

Pour à la fois poursuivre et entamer, un croisement "culturel" parfait :
Bob Dylan folk rock repris par Bill Frisell jazz. 
Et la chanson de Dylan est ici.



Forever...

Avec lui, c'est comme si j'étais tombé dedans tout petit.
Il est toujours là.
Il revient, en solo, acoustique ou en groupe, bruyant,electrifié et ...crazy !
Découvert courant des années 70, je n'ose pas compter le nombre d'albums que j'ai dans l'étagère.

Tendresses particulières du côté de ces albums...
Live at Massey Hall enregistré en 1971,
Harvest,
Zuma,
After The Gold Rush ...


En un mot, pour moi, s'il y a un "Taulier", c'est vraiment lui !




Terroir, Colombes et Arbres fruitiers.


C’est en 1980 à Montpellier, vraisemblablement à l’automne.
Concert.
Qui enfonce le clou, qui scelle, qui indélébilise.
Julos Beaucarne, déjà apprécié, jamais vu.
Pull incroyable à l’encolure arc-en-ciel.
Quelle expérience !
Ce n'est certes pas le volet musical, les compositions qui sont le point fort mais bien son univers, et les formes où il s'engage : du parlé, du chanté, des mélopées douces et subtiles, quelques clins d’œil humoristiques du meilleur aloi, bref… la joie. 
Et quelle simplicité. Douce.

Julos c’est aussi des albums phares que j’ai adorés qui se sont incrustés en moi :
Front de Libération des Arbres Fruitiers, Chandeleur Septante Cinq, Mon terroir c’est les galaxies, Le chanteur du silence, le Vélo volant, Les communiqués colombophiles.
J’ai un peu lâché ensuite, mais n’ai rien oublié. 

Tout ce qu'il nous dit est si juste. Julos, c’est l’amitié et la tendresse, jamais facile,jamais dans la mièvrerie ou la sensiblerie, ces peaux de banane douceâtres qui finissent par écœurer.
Non, avec lui, le poète, l’humaniste, L’émotion est bien là, palpable. 
C’est vrai et profond, et – pour moi- inoubliable.

SI vous voulez aller plus loin, lisez par exemple ici, ce qui est dit avec beaucoup de justesse :  



Une mine. Un trésor. A partager.

Je n'aurai pas le temps de lire tous les poèmes du monde
Et j'ignorerai peut-être longtemps les vers du poète Papou Tumu Tumac
La voix du poète analphabète, l'oral Siméon de Carinthie
Et la voix du poète aveugle d'Afghanistan Oumahum El Kabash
J'ignorerai sans doute jusqu'à ton nom, poète du désert murmurant tout seul, dans ta tente berbère, quelque credo intérieur en pensant à la femme que tu aimes
Je ne connaîtrai sans doute jamais la poétesse nègre d'Haïti
qui chante à son nouveau-né la joie de l'enfanter
Je ne connaîtrai pas Dulciane,
poétesse du fond d'Éthiopie,
mirant son visage de princesse Tutsi dans le miroir de quelque lac de haute montagne
Et la prêtresse noire des hauteurs du Rwanda,
égrenant devant le feu la vieille saga 
et la chanson que chantaient ceux qui n'avaient jamais été à Bujumbura
Ni la voix de cette femme
enterrée vivante au Burundi
Tant de voix perdues,
comme ta voix enveloppée dans la fixité de la mort
 

Je n'aurai pas le temps de lire tous les poèmes du monde



NB: 
Et à propos, si vous ne l'aviez pas remarqué, le nom de cette série de billets est emprunté à Julos, une compilation des 20 premières années de sa carrière ! 

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    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.