A peine une année nous quitte
Il faut déjà envisager l’ ensuite
La nouvelle année passe par ce rite
Être fêtée et introduite
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Comme
apprivoisée ou séduite ?
Au fil du temps chacune à une semble
nous exposer à la redite
Est-ce table rase que cette inlassable
poursuite
Ce début qui continue quand s’achève à
peine l’année éconduite
Pas même encore instruite
Est-ce que déjà se trousse la survie en
kit ?
Est-ce que déjà la mémoire
court-circuite
Le lot encore frais des inconduites
Des haines cuites et recuites
Malheurs et tristesses, vies détricotées
déconstruites
Qu’est donc ce grand mélange qu’elle ingurgite
Et recrache, éternelle version
retraduite
D’une histoire qui se réédite ?
A peine l’année écoulée, l’exit,
Il nous faut envisager la suite
Jeux d’artifice ou boîte à malice, l’entreprise
paraît gratuite
Lancer de cartes postales, bouteilles à
l’amer hétéroclites
Reconduction tacite qui sait trop bien
les futurs parasites
Tout en appelant espoir, santé, projets,
rêves et réussites
Oui, tutoyer l’étrangeté biseautée des
vœux et souhaits, paradoxale conduite
S’agirait-il de conjurer et ... qu’est-ce
qu’on évite ?
Car nous avançons à visibilité réduite :
Tout ça nous glisse des mains comme une
truite
Et si l’on sait que bien des caps et des orbites,
des plis pris semblent nous mener à la faillite,
Gardons-nous de tout voir anthracite
Tenons- nous debout, sourires en joues, pépites
Qui sait, verrons-nous des barques plus légères, le grand huit,
La douce alchimie presque insolite
Des rencontres fortuites
Ticket de bonheur valable au-delà de cette limite
Tout ce qui sale la vie, la pimente et la fruite
Même si pour l’heure, rien ou si peu, pas
la moindre fuite
De ce que le futur ébruite
Pour deux mil dix-huit
