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Je vous souhaite des barques légères pour fendre en douceur les flots de 2018



A peine une année nous quitte
Il faut déjà envisager l’ ensuite
La nouvelle année passe par ce rite
Être fêtée et introduite
-          Comme apprivoisée ou séduite ?

Au fil du temps chacune à une semble nous exposer à la redite
Est-ce table rase que cette inlassable poursuite
Ce début qui continue quand s’achève à peine l’année éconduite
Pas même encore instruite
Est-ce que déjà se trousse la survie en kit ?
Est-ce que déjà la mémoire court-circuite
Le lot encore frais des inconduites
Des haines cuites et recuites
Malheurs et tristesses, vies détricotées déconstruites
Qu’est donc ce grand mélange qu’elle ingurgite
Et recrache, éternelle version retraduite
D’une histoire qui se réédite ?

A peine l’année écoulée, l’exit,
Il nous faut envisager la suite
Jeux d’artifice ou boîte à malice, l’entreprise paraît gratuite
Lancer de cartes postales, bouteilles à l’amer hétéroclites
Reconduction tacite qui sait trop bien les futurs parasites
Tout en appelant espoir, santé, projets, rêves et réussites

Oui, tutoyer l’étrangeté biseautée des vœux et souhaits, paradoxale conduite
S’agirait-il  de conjurer et ... qu’est-ce qu’on évite ?

Car nous avançons à visibilité réduite :
Tout ça nous glisse des mains comme une truite 

Et si l’on sait que bien des caps et des orbites, 
des plis pris semblent nous mener à la faillite,
Gardons-nous de tout voir anthracite  
Tenons- nous debout, sourires en joues, pépites 
Qui sait, verrons-nous des barques plus légères, le grand huit,
La douce alchimie presque insolite 
Des rencontres fortuites
Ticket de bonheur valable au-delà de cette limite 
Tout ce qui sale la vie, la pimente et la fruite

Même si pour l’heure, rien ou si peu, pas la moindre fuite
De ce que le futur ébruite
Pour deux mil dix-huit





Goûts et couleurs - coda



La belle bleue avait fait long feu,
la vie en rose, autant penser à autre chose,
c’était plutôt lanterne rouge, quand rien ne bouge :

le chèque en blanc était en bois, un sale boulot,
Il se retrouvait marron comme un gland  
Colère noire aux volées de bois de langue verte
broyant le noir du trou qui l’avait englouti

Sa matière grise mit le bleu de chauffe
Engluée dans une marée noire de chou vert
Vite, remplacer les balles à blanc  
Pour accomplir de noirs desseins
Véritable vengeance verdâtre.

Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.