Si on reprend les 5 premiers albums de la très grande Joni Mitchell :
1968 : Song to a Seagull
1969 : Clouds
1970 : Ladies of the Canyon
1971 : Blue
1972 : For
the Roses
on ne peut qu'être impressionné par le nombre de pépites incroyables qu'ils
renferment.
Je vous les conseille tous sans barguigner.
Et s'ils étaient seuls !
Non, si la discographie a connu un creux dans les années 80, en revanche je
tiens celui de 1994 Turbulent Indigo pour un de ces meilleurs
disques.
Passerelles, croisements, Joni Mitchell -génération oblige- a côtoyé
Crosby, Stills, Nash, Young mais aussi plus tard quelques pointures du jazz
comme Jaco Pastorius et l'un de mes héros Wayne Shorter.
Dans les années 2000, beaucoup de compilations certes, des coffrets, dont Travelogue
(symphonique) des hommages - avec toujours le risque d'une momification rampante
que je redoute toujours comme la peste pour les artistes que j'aime.
Pas là, pas elle. Travelogue double album avec orchestre et
musiciens de jazz, ça marche.
Parce que les morceaux sont exceptionnels.
Elle a donc réussi partiellement à échapper à un côté académique et confit,
j'en veux pour preuve notamment cette version revisitée (en 2000) d'un de ses
"standards" Both Sides Now d'une intensité, d'une émotion
impressionnantes et ravageuses.
Un sommet.