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L comme Lundi

Lundi 13, "ça" va causer dans le poste...
Un pronostic ?
Deux indices : 


"Nous savons bien en effet, puisque la maison brûle, que la dernière cartouche de l’ultralibéralisme est de créer de l’invisible là où ça souffre et saigne."
Pierre-Louis Basse 



« Quel style ! qu’il est guindé ! que d’exclamations ! que d’apprêts ! quelle emphase pour ne dire que choses communes ! quels grands mots pour des petits raisonnements ! Rarement du sens, de la justesse ; jamais ni finesse, ni force, ni profondeur. Une diction toujours dans les nues, et des pensées qui rampent toujours. »

Jean Jacques Rousseau 

Acétone



Chronique des boutons (On /off)


Et la pluie continue d’automne
De coudre patiemment le jour atone
Avec la nuit, mélange monotone
Et la lumière sombre du jour empoisonne
Le temps et son fil qu’elle mâchonne

ON

Se garder de l’exil intérieur, peuplé de fausses fenêtres, ça poinçonne
Et tant de lucarnes qui bâillonnent,   
Ne pas se laisser griffer par les branchages branchés des radios qui badigeonnent
Le monde de leur actualité, ou les chaînes télés qui pilonnent
Leur unilatérale vulgate, ah ça postillonne
Même l’air ils le conditionnent
Ils n’en manquent pas, et ils chansonnent  
Oh, pas la peine que tu t’époumones

Faut-il qu’on s’étonne
On sait qui subventionne ?
Info nulle part spectacle partout, ça moutonne
Ça déforme, ça détourne, ça déraisonne   
Tout ce fracas qu’on cautionne  
Haïssons le voile, Macron macronne
Même Souchon qui souchonne 
Les écrans à cran qui cloisonnent
Lubrizol non-dits d’incendie ça bidonne
On procède aux procès faut qu’ça bouillonne
Balkany bouffonne
Mélenchon mélenchonne
Chirac quel grand homme, quelle mémoire, on ovationne ?
Ce fromage qu’on mitonne
Dupont de Ligones ne pas rire quand la fausse info est « bonne »…

Tu sais plus quoi penser, t'as la tête qui congestionne
Tu sais plus où mettre les pieds,  tu tâtonnes 
des tatanes, tu t’étonnes ?
c'est ton cerveau qu’on ponctionne  
à tue-tête le plancher plafonne  

Ça existe pour les cerveaux les hygiaphones ?
Ne pas attendre, fermer ce robinet qui confusionne
Qui sert la soupe frelatée qui biberonne  
C’est le minimum monotone
Rien ou si peu à retenir ou à entendre, vire ton sonotone
Pas la peine que tu te cramponnes
Ça bastonne ça émulsionne ça braconne
Rien à retenir, ou tout comme, à toute allure et tout le temps, oui ça déconne
C’est du vent et les valets plastronnent
C’est le sens qu’ils saucissonnent
Ta planche à penser qu’ils savonnent
Tu écumes, t’es pris pour un légume, on te Poti marronne  
Et ça te sectionne, pas possible que ça ne questionne personne ?  

Se prendre à rêver, pas à fond, non mais aphone
de ces marionnettes, de ces putains de clones
Qui en yaourt ânonnent  
Ils méritent un bon petit cyclone

Ça calcule ça formate ça joue pipé et même ça sermonne
Ce sont les pyromanes qui te soupçonnent
Tu déranges si tu questionnes
Soit zen quoi, soit positif, même quand on te siphonne
Les neurones les axones à coups de klaxon
Tu déranges si tu questionnes  
C’est de la compote de complot que tu façonnes
Tu malintentionnes    

OFF
S’échapper ne pas finir assommé par l’épistrophe
Même en voix off
Éviter contourner la catastrophe
Ne pas se perdre en apostrophe
Pas de spin off

Kalachnikov ?
Rester philosophe

Rester sauf
Bouton : OFF


Quelque part dans l’ouest ! 28 octobre/ 10 novembre 2019

Tic Toc ... et tac !


Bon dieu de bon dieu, qu'est-ce que j'ai envie de me fracasser une expression à la mode.

Tiens justement en voilà une qui me gonfle ! 
 

Ah ça m’arrive régulièrement.

Et si vous me connaissiez en vrai, chez moi Madame K et nos filles K peuvent en témoigner !
C’est à l’exacte mesure de toute l’estime que je porte à la mode, la pub, la propagande, ouste !
Je m’insurge, je n’abdique pas  !

Alors aujourd’hui, j’ai trouvé ça ! 
Sur une expression qui m'a rempli les oreilles et les yeux, avec tous ces morts célèbres irremplaçables - paix à leur âme-  et ce que dit la psychanalyste est d’une justesse phénoménale, en ces temps de facilité et de confusion. *
Non ?

« Une belle personne est tout simplement bienveillante, respectueuse et consciente du bonheur d’être en vie. Elle aime la vie et ressent de la gratitude pour la nature, la beauté et pour les êtres humains qui participent à ce miracle quotidien », détaille le site de la communauté des Belles Personnes. Une belle âme donc, profonde, sensible et altruiste.
Générosité ou superficialité?

Le compliment, en toute logique, exige une connaissance approfondie de l’autre, de son intériorité, de ses actes et de ses choix. En théorie.
Mais, à l’usage, il en va différemment. « L’expression, par un effet de mode, donc de large diffusion, se dit quasiment comme une formule de politesse, une ponctuation dans les échanges, ce qui lui enlève une bonne part de son sens et de sa puissance », remarque la psychanalyste Isabel Korolitski. 
Paradoxalement, ces mots destinés à souligner les qualités intérieures du sujet finissent par être aussi superficiels qu’une louange sur l’apparence. « Ce compliment devient un label que l’on appose sur l’autre un peu vite, de manière générale, sans décrire ses qualités – ce qui est le propre d’un vrai compliment. Il généralise, globalise et fige ainsi la relation, la ferme au lieu de l’ouvrir. » Pour la psychanalyste, c’est un cadeau empoisonné : « Celui qui le reçoit de manière directe est mis sur un piédestal dont il n’a pas intérêt à choir; et celui qui en hérite à son insu ne fera pas l’objet de curiosité sur ce qu’il est “en détail” : il est étiqueté “belle personne”, son dossier est classé. »

L’idée que j’en tire est qu’à force de vouloir paraître profond, on est décidément bien creux !

Fumée Vent Ecran Emanations


C’est le début
le grand débat
Les petits
se débattent
En dépit du début
Du débat
Qu’on nous vend "grand"
Vent debout
le dépit du bon sens
petit à petit
bout
et ne rompt point
Dès le début
le grand débat
Les petits
se débattent
Ce beau débat
Dépôt d’état
c’est pas de pot
c'est beaux draps
c'est tas de boue
Sur les bancs
bout 
le petit 
qui se débat  
ébaubi
... oh le beau débat
que voilà
déballé là
langue de bois
et bulles débiles
à haut débit
C’est le début
le grand débat
Les petits
se débattent
C’est l’état de l’État
C'est les débats
Sur les bras
Des tas
De débats,    
scellés débats
au bout des tables
sébile de buis
et pas de bol  
c’est plat  
c’est beau
c’est le grand bout
c’est les grands fonds

C’est le début
le grand débat
Et les petits
se débattent

Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.