Verticalité

Cave et grenier, deux endroits 
probablement à fréquenter 
après les fêtes de fin d'année. 



Entre la cave et le grenier
Par l’escalier
Ne pas passer
A la trappe
Filer
Par le palier
Escamoter
Le mobilier
Eviter l’entre-soi
A l’entresol
Empiler les cartons
Retirés du cellier
Ouvrir
Les malles
Remplir
Les paniers
Entre la cave et le grenier
Qui se rebiffe ?
De la cave au grenier
De la soupe au chou
De la vente aux enchères
Du sol au plafond
De la mise au point
De la tête aux pieds
De la piste aux étoiles
Du miroir aux alouettes
De l’arbre aux palabres
De la clé à molette
Du chauffage au gaz
De la mare au diable
Du début à la fin
De temps à autre
De la lampe au néon
Du simple au double
Du monde à l’envers
Du pied à la lettre
De la terre à la Lune
De l’infiniment grand à l’infiniment petit
Entre la cave et le grenier
Rêves ensevelis
Enlacés
Ensommeillés

Prendre le temps des espaces ...



Un morceau tiré de l'album ESPACES en trio
Edward Perraud, Bruno Chevillon, Paul Lay.

Album auquel je vous invite 
résolument 
et qui pourrait vous séduire 
par ses climats variés.


Réflexions philosophiques en milieu artificiel


Pas nostalgiques du tout, 
car nous n’y mettons plus que très rarement les pieds, 
une récente expérience en hypermarché 
a ravivé quelques souvenirs et constatations. 
Les voici, tirées de mes archives ... .


Étant donné un chariot C de volume V, comment y faire tenir rationnellement toutes les courses que l’on a notées sur la liste L ?
Véritable défi à relever, acte gratuit dans un espace où tout s’achète, c’est une épreuve en plusieurs temps.
Tout n’est pas gagné d’avance et il convient d’évaluer ses chances à partir de paramètres précis.
On sera en difficulté si, petit a, l’affluence est forte et que la facilité de navigation s’apparente à un embouteillage urbain de niveau 3…
On ne sous-estimera pas, petit b, les produits manquants sur lesquels on pensait appuyer sa construction.
On disposera par contre d’atouts indiscutables si, petit c, on connaît le supermarché et l’organisation des produits dans les rayons…
Et si, petit d, on a une liste et qu’on s’y tient.

On prendra garde toutefois à un dernier point qui disqualifie d’office : la feuille de salade dans la roue arrière. Rien n’interdit de vérifier le chariot avant !

Et c’est parti. Au fur et à mesure de la progression dans le magasin, la collecte s’organise. On prend les paquets, les boîtes ou les sacs qu’on dépose dans le chariot en traquant le plus petit interstice, le moindre trou volumique exploitable. Et on se surprend à anticiper et à placer le produit directement au bon endroit, et … dans le bon chariot.
Un petit sentiment de plénitude commence à sourdre et on contemple le fond du chariot, tapissé entièrement, ce qui empêche logiquement d’apercevoir le carrelage au travers.
L’épreuve redoutée des légumes peut commencer. Les sacs informes s’empilent, prenant une place précieuse.
Ils font chuter le taux de réussite de l’opération baptisée secrètement “Compact”. Et l’on se prend à regretter le bon temps des biscottes, pâtes ou conserves qui s’empilent et s’emboîtent géométriquement si harmonieusement.
Comme une sorte de génie civil appliqué aux solides.

La fin approche, une terrible épreuve qui peut nous barrer la route du Graal. On se dirige à la caisse où il faut rompre le bel agencement, même imparfait, du chariot : on remet tout sur le tapis roulant. Banco !
L’ordre de chargement est désormais inversé et il s’agit de composer avec l’arrivée aléatoire des achats que la caissière fait passer sans se douter une seconde de l’enjeu.
On a bien tenté de contrer son action en disposant les achats avec précision sur le tapis. Rien à faire, non !
Pas ça, nooon, pas maintenant !  Trop tard.
On essaie bien de réutiliser certaines astuces de la collecte, mais, difficulté supplémentaire, le temps nous est compté. Pression conjuguée de la caissière, rapide, et du client suivant, parfois pressé et souvent vieux. 
Si bien que le chargement du chariot est presque toujours moins bon après le paiement. De là à errer indéfiniment dans les allées sans jamais sortir ... il y a un pas... Et puis ça ferme ces endroits.
On sort, on charge machinalement la malle de la voiture, on est un peu démobilisé, les poireaux dépassent...

L’utilisation rationnelle du volume du chariot, ce sera pour la prochaine fois !

NB : Et depuis, je n'y mets pratiquement plus les pieds ! 

Parti/ Reparti/ Poursuivi/Répété/ Continué/ .../


Certes, "tout" ne change pas 
avec le millésime auquel on ajoute un. 
(Ce qui n'est pas énorme si on regarde bien !)

Prenons juste 
le temps et le soin en cette occasion rituelle
de dire et espérer 
qu'un peu plus de bien, de paix,
 pour chacun et collectivement 
sera bienvenu.
Et accepté ! 

Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.