Certaines heures pâles de la nuit...





Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d'une machine à sous, avec des problèmes d'hommes simplement
Des problèmes de mélancolie
Alors, on boit un verre, en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l'on se dit qu'il est bien tard...

Richard, ça va?

Nous avons eu nos nuits comme ça moi et moi
Accoudés à ce bar devant la bière allemande
Quand je nous y revois des fois je me demande
Si les copains de ces temps-là vivaient parfois

Richard, ça va?

Si les copains cassaient leur âme à tant presser
Le citron de la nuit dans les brumes pernod
Si les filles prenaient le temps de dire un mot
A cette nuit qui les tenait qui les berçait

Richard, ça va?

A cette nuit comme une sœur de charité
Longue robe traînant sur leurs pas de bravade
Caressant de l'ourlet les pâles camarades
Qui venaient pour parler de rien ou d'amitié
 
Nous avons eu nos nuits
comme ça moi et moi
Accoudés à ce bar devant la bière allemande
Quand je nous y revois des fois je me demande
Si les copains de ces temps-là vivaient parfois
 
Richard eh! Richard!

Les gens, il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d'une machine à sous avec des problèmes d'hommes, simplement
Des problèmes de mélancolie
Alors on boit un verre en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l'on se dit qu'il est bien tard... 
il est bien tard

Richard! encore un p'tit pour la route?

Richard! encore un p'tit vite fait pour la route?

Eh! monsieur Richard le dernier ! Pour la route ! 


Sont-ce sons ?



La quinzaine annoncée ici le 4 mars s'engage bien.
Je profite du rythme (un jour sur deux, un texte choisi) pour aller du côté des blancs et des marges les autres jours. 
Après Bonnaffé, et avant une petite revue de ce qui se trame sur les blogs question poésie et poètes,  pour aujourd'hui ça donne ceci .

Le printemps des potes
Printemps dépote
Mon pote
époussette le printemps 
Prête un poète au printemps
Un poète
Lisboète ?
Qui rame et qui rime
Prends ton poète pimpant
Prends ton temps fringant
Tu improvises tu apprivoises 
Te voici au pied de la lettre 
Mets les pieds dans les mots
avec tes mains 
les vers à la main c'est le pied
Tu chausses du 26 
ô pauvre oralphabète  
Tu écris tôt
« Dépôt des poètes »
Des peaux des poètes
Ça rime à rien
Ça rime ici
Ça rime ailleurs
Ça sonne
Entrez

Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.