Inédit

 Une petite exclusivité diffractive. Dans certaines situations, heureuses ou malheureuses, nos chers amis les animaux poussent des cris ou des grognements méconnus du grand public. 

On n’en parle malheureusement jamais…Il est temps de réparer.

Dinder : lorsque le cochon va à un bal masqué dans la basse-cour, il manifeste sa joie : le cochon dinde.

Pletter : quand elle rencontre, en respectant les gestes barrières, quelques amis pour discuter, la pie plette.

Zirer : dès qu’elle est en vacances, l’oie zire.

Resquer : dès qu’il en a l’occasion, en bel esprit qu’il est, le cheval resque.

Turlurer : parfois peu respectueux de son environnement, il en met partout et le lapin turlure.

Gercer : lorsqu’il fait très froid, le lièvre gerce.

Misser : comme une plainte sourde, lorsqu’ils sont blessés, les geais missent.  

Beurrer : incorrigible poisson hyper social, lorsqu’il drague, le thon beurre.

Tuller : quand sa peau est irritée, la puce tulle.

Estrer :parfois quand on le chambre, l’orque estre.  

Ponner : quand il devient parent, le pou ponne.  

Biquer : si l’on lui vole sa gomme, l’ara bique  

Stiquer : il se fait parfois facétieux, alors le loup stique  

Bajoyer : quand il douche sévèrement votre enthousiasme, le rat bajoie.

Coîter :pris d’un léger frisson, il se couvre et, de contentement, le buffle coite.

Imbrications

Vous connaissez certainement le texte-souche ?

 

 

Le texte-souche a été découpé en 9 parties, reproduites dans l’ordre, en gras, codées de A à J. Sous chaque partie, en bleu, des propositions numérotées (en général de 3 à 5) énoncent des choix sur une suite possible du récit. Dessous, selon le choix, la suite de l’histoire et l’adresse où il faut se déplacer. 

Comment dire ? « Bonne chance » ! 

 


 

 

Interrogations écrites

 

 Il y a quelque temps un podcast sur France Inter m’a été recommandé et j’ai écouté avec plaisir une émission (Boomerang) avec Clémentine MELOIS, laquelle se trouve être chez Zazie Mode d’Emploi « l’Oulipienne de l’année 2021 » dont on décortique et triture un texte souche en l’affublant de contraintes folles, ésotériques, improbables et même idiotes.

Clémentine Mélois a lu dans ladite émission une dérivation de son cru du « Je me souviens » de Perec qui est devenu un « Je me demande » dont je n’ai pas cherché très longtemps ce que je pourrais bien en faire. Vous pouvez aller l’écouter si tel est votre bon plaisir en cliquant sur le nom de l’émission.

 

Pourquoi un point d'interrogation ponctue-t-il une question ? | CNEWS

 

Je me demande s’il est possible d’échapper à certains clichés dans cet exercice de style.

Je me demande si ce n’est pas un peu présomptueux.

Je me demande pourquoi les cigarettes russes ont cette nationalité.

Je me demande ce qui va se passer mardi.

Je me demande ce que je ferais à ta place.

Je me demande si on entre dans le vif du sujet comme dans un moulin.

Je me demande par quel cheminement on a inventé les timbres.

Je me demande si cela a provoqué l’apparition des collectionneurs ou si cela n’a rien à voir.

Je me demande si le chat de Schrödinger n’était pas là, ou là, ou ici, ou bien là, ou dans ce coin, ou bien finalement plutôt là.

Je me demande ce qu’il y a derrière le mur.

Je me demande comment ça va finir.

Je me demande si je serai si avancé que cela en sachant ce qui va se passer mardi.

Je me demande quel sera le prochain poème que je vais découvrir.

Je me demande si Elvis est bien mort et McCartney bien vivant.  

Je me demande si les théories complotistes sont vraies.

Je me demande si je me souviens vraiment et de tout, lorsque je me souviens.

Je me demande jusqu’à combien il faut chauffer Marcel.

Je me demande cependant s’il est prudent de chauffer Marcel.

Je me demande pourquoi aux infos on continue à inviter des gens de la politique qui ne répondent jamais aux questions.

Je me demande quand on révèlera ce qu’il y a entre chien et loup.  

Je me demande où est la sortie.

Je me demande pourquoi ces temps-ci quand j’entends des discours conclus par « Vive la République, vive la France » j’ai le sentiment d’entendre un imposteur.

Je me demande si on peut gagner haut la main sans avoir le bras long.

Je me demande pourquoi on continue à appeler évidences certaines choses qui ne sont visiblement pas partagées.

Je me demande si le botaniste James Small a commencé petit.

Je me demande si nous pourrons bientôt retourner au cinéma, écouter de la musique en salle.

Je me demande si les collectionneurs sont apparus avant les timbres, après réflexion.

Je me demande si le principe d’incertitude a un rapport avec ce que j’écris.

Je me demande ce qu’il y a de l’autre côté de la rue.

Je me demande qui a tué Virginia Woolf.

Je me demande quand quoi comment qui où combien et pourquoi.

Je me demande pourquoi aux infos on continue à inviter ces gens de la politique qui ne répondent jamais aux questions.

Je me demande si je n’ai pas déjà écrit ça.

Je me demande comment on peut en arriver là.

Je me demande si on appelle un chat un chat il vient.

Je me demande pourquoi de nos jours on va, vit ou habite sur une ville et plus « à » ni « dans ». 

Je me demande ce que l’ornithorynque dirait s’il savait comment son nom s’écrit.

Je me demande comment tu vas.

Je me demande comment on a pu laisser passer ça : les trois mousquetaires étaient quatre.  

Je me demande si je vais apprendre quelque chose aujourd’hui, la journée n’étant pas finie.

Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.