lundi 19 novembre 2018

Suppositions en solo - 2

Comme indiqué il y a quelque temps ici, j'ai quelques "à supposer" en stock dans mon laboratoire.
En voici deux.

1. 
A supposer que « rose » désigne une girafe, « girafe » une azalée et « azalée » un cochon d’inde, 
je me dirais que les Académiciens en ont fumé de la bonne, 
et qu’ils avaient déjà pris leurs médicaments, 
qu’il y a du mou dans la corde à nœuds 
dans la surveillance des mots laissés seuls dans le dictionnaire sur l’étagère, 
après quoi je penserais plus qu’amusé aux campagnes électorales 
et aux affiches du Parti Socialiste français après 1971, 
bref ça sentirait la girafe, une nouvelle catégorie de pâté sûrement, 
et Bécaud se retournerait sans doute dans sa tombe en découvrant 
désormais que ce qui est important a un peu changé, 
je me dirais -toujours en souriant intérieurement- 
que « peigner une azalée » ne dénaturerait pas l’expression 
même un peu injustement privée du mot girafe, 
peut-être y gagnerait-elle en intensité d’ailleurs, comme un coup de neuf, 
alors que l’azalée souventes fois célébrée – qu’elle était verte l’azalée- 
pourrait dans sa nouvelle forme interroger et même plus, 
inquiéter gravement la communauté scientifique et écologique 
sur la question des mutations génétiques, une forme d'alerte 
justement appuyée par le cri d’effroi « il était pas vert mon cochon d’Inde ! » 
ou alors injustement mal vérifiée par ... un accident de peinture. 
...

2.
A supposer que rien ne serve de ne pas partir à point
cela serait utile d’en informer les tortues pour leur éviter de cruelles désillusions 
dans certaines compétitions.



jeudi 15 novembre 2018

Little Big



Prêts pour un extrait plutôt roboratif ?

Mercredi soir j'ai eu le plaisir de voir le groupe d'Aaron Parks en concert.
Très bon moment.
Des compositions parfois rêveuses et éthérées, d'autres plus musclées, dans un ensemble où la mélodie ne quitte pas la partie.

Recommandé.

vendredi 9 novembre 2018

Ne pas grimacer

Un peu de lecture au coin du feu à l'image du singe qui semble bien paisible.  
Que vous fassiez le singe, que vous racontiez son histoire en prose ou en vers






Le singe aimait les livres,
Les livres le lui rendaient bien
Quand il se rendait à la bibliothèque
Ils se mettaient en quatre
À plus d’un titre

Le singe aimait les livres
Il avait tout compris, le plaisantin
A la bibliothèque il faisait son malin
« Ah tiens voilà où sont passés mes arbres,
En tranches avec de nouvelles feuilles ! »

Le signe aimait les livres
Notre quadrumane appréciait les mémoires d’un âne
Frémissait devant le chien des Baskerville
Laissait les vipères au loin
Préférant les sourires et les hommes

Le singe aimait les livres
Et en vrai il savait
Qu’en toute chose il faut considérer la fin
Que le mieux est l’ennemi du bien
Et surtout qu’il ne fallait pas tirer sur l’oiseau moqueur

Le singe aimait les livres
il ne se mélangeait plus  
Avec les singes promptus
Avec les chiens panzés
Et les poneys de singe

Le singe aimait les livres
C’est sa maman qui était trop contente
Elle avait son singe sage en famille
Plongé comme une éponge
Dans les livres et les songes  

Le singe aimait les livres
Il tirait les couvertures à lui
Toujours les mains dans les poches
Son préféré c’était
La planète des hommes



lundi 5 novembre 2018

Guitare, calme et révolte



Une tranche solo avec Marc Ribot, guitariste "très demandé" aux multiples collaborations éclectiques.

Je l'ai connu par Tom Waits qu'il accompagne régulièrement mais aussi John Zorn lors de l'aventure Electric Masada.
Ci-dessus un extrait solo calme...
car notre homme est capable de choses beaucoup plus soufflantes et échevelées.  

Voir ci-dessous, âmes sensibles s'abstenir ;-)


 

jeudi 1 novembre 2018

A supposer - solo !

Lorsqu'il y a quelques mois 
nous nous sommes mis d'accord avec la Taulière 
(je vous rappelle qu'elle est toujours hautement, opportunément et plus que jamais lisible ICI
sur les déclencheurs de cette série d'A SUPPOSER 
qui seraient traités par le Duo des Pyramides, 
j'avais pour ma part, une fois les thèmes communs retenus,
décrété que je traiterai en solo ce qui resterait sur le carreau  de la salle de montage. 

En voici deux aujourd'hui , en attendant que le Duo revienne en décembre !




·        K
A supposer que les échiquiers comptent 65 cases, ladite soixante-cinquième bouleverserait-elle la configuration de l’échiquier, un 5 X 13 par exemple dont il faudrait savoir si on l’utilise en largeur ou en longueur pour disposer les pièces, ce qui pourrait mettre en question le nombre actuel des 16 pièces et pions de chaque camp, à ajouter ou à retrancher et combien, faire du neuf ou créer des doublons, deux rois quel bazar,  ou des triplons, le cavalier supplémentaire me plairait assez de ce point de vue,  ou un fou - vous connaissez l'adage plus on est de fous etc. - ah, épineuse question… à moins bien sûr que pour des raisons de standardisation 8 par 8 on ne bouleverse donc rien, qu’on se contente petit bras de partager une des cases existantes en deux, encore faudrait-il savoir laquelle ce qui n’est finalement que billevesée car la question principale me semble-t-il serait de trancher à propos de cette soixante-cinquième case : serait-elle, vaste réflexion, blanche ou noire ?



·        K
A supposer que John Lennon n’ait pas été assassiné,
il ne serait peut-être pas encore mort, même si passablement âgé et peut-être aurait-il largué définitivement Yoko Ono, même si cela ne nous regarde pas, à moins qu’elle n’ait été assassinée elle aussi, peut-être aurait-il résisté à la tentation rémunératrice de dix-sept reformations des Beatles, toutes argumentées selon le schéma marketing story telling qu’ils auraient eu encore des choses à dire, que l’étincelle était toujours là, que c’était une évidence et pas du tout un bizness spécial nostalgie, ou bien il aurait changé de vie, mais sans pour autant mourir, bien sûr, peut-être qu’il aurait imaginé que nous pourrions tous vivre en paix, qu’on aurait été nombreux à le rejoindre, que ça n’aurait pas marché et qu’on lui aurait finalement dit John, même si tu n’es pas le seul, tu n’es qu’un rêveur...