Duo de ces pyramides -2



Ce mois-ci la proposition est le portrait croisé.

Nous disposons des dix mêmes verbes inducteurs (Je vois, Je sais,...) dont un est doublé.
De quoi amener un peu de piquant et de vif dans le sujet car nous ne nous sommes jamais rencontrés, et chacun découvrira comme les lecteurs ce qu’a concocté son acolyte pyramidalo-portraitiste…

Portrait de LA TAULIERE par K

Je vois en fermant les yeux quelqu’un que j’imagine énergique et communicatif. 

Je sais que la Taulière marche ou randonne. 

Je remarque que nous partageons en humanistes certains constats, colères et indignations sur la marche du monde… sur comment on laisse de côté les « petites gens », même si, me semble-t-il, nous ne l’exprimons pas de la même manière. 

Je souligne que la verve et la vigueur des textes, leur part d’inventivité dans l’expression, y compris dans ceux plus autobiographiques sont un plaisir d’autant plus grand que je ne sais pas écrire comme ça.  

J’ignore pourquoi La Taulière se considère comme une tanche informatique et ça, ça me fait rigoler !

Je pense que la Taulière a un cœur gros comme ça.

Je suis sûr que sa fibre sociale est une grosse corde noueuse impossible à défaire ou trancher.

Je me demande si le son de sa voix est coloré -même légèrement- par un accent tel que je l’entends quelquefois au détour des textes.

Je parie que les ateliers d’écriture qu’elle anime sont des moments truculents et inoubliables.

Je refuse et en réalité je ne peux pas effacer de ma mémoire la chronique cinéma hilarante qu’elle a commise -à cent lieues de la branchitude arty qui tient de grille de lecture à certains- sur le film de Miguel Gomes, « les Mille et une nuits », avec le « chien magique » (sic) !

 Je vois avec tout ça que je ne sais même pas si elle porte des lunettes ! 



Commentaires

  1. Tu y es presque !! Cherche encore... Et merci pour ce portrait hyperbolique, voilà qui vous met l'ego d'aplomb un dimanche matin, de quoi pousser un cri de cow-girl devant ma fenêtre ouverte, YEEEEEEEE HAAAAAW ! (un coup à m'envoyer le SAMU)

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    1. L'exercice est stimulant, même s'il se révèle moins "évident" que prévu.
      Le commentaire - SAMU included - complète la chose, ce côté inimitable !

      PS /Prière de fermer la fenêtre, on a à faire dès le 15 novembre !!!

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  2. La Taulière, en son chaleureux Appentis aurait-elle percé le mystère de l'homme à l'initiale, le poète "aux semelles de vent", le coureur de mots qui croise sur la toile ? Comment le faire mieux que par la pertinence de la citation, ce qu'elle sait faire mieux que personne, soucieuse toujours de ne pas trahir, de rester au coeur du sujet.J'ai senti à la lecture de ce portrait l'amitié vibrer en même temps qu'un sincère respect. J'aime son idée que "sans se connaître on se connait pas mal" et que l'essentiel est ici ou là, ou ailleurs, tout étant essentiel, même (et peut-être surtout) la part de mystère.
    Bravo à tous les deux pour ces portraits très sensibles, où l'on se sent témoin d'une enthousiasmante connivence qui laisse augurer de suites bouillonnantes !

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    1. Merci Espiguette pour ce bel enthousiasme.
      Chacun a fait comme il a pu et en toute sincérité et à sa manière.
      Le contraste -entre autres choses- fait partie de ce qu'on vise dans le duo, indiscutablement.
      Je pense que La Taulière n'a pas peu pu ! Je l'en remercie même si elle a fort gentiment exagéré trop :-)

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    2. Là, c'est le fou-rire qui gagne la Taulière (arrivée à l'instant de sa propre zone de commentaires) : on n'arrête pas littéralement de s'asperger de pétales de roses et de benjoin !! Je médite un post-portrait de moi-même qui puisera au vôtre et le complètera... En toute objectivité ha ha ! Un genre de coda, quoi.
      La Taulière

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    3. Ah oui le post portrait, avec des timbres, tiens ! Une idée.
      Pourvu qu'il n'y ait pas la queue.
      Ok pour la rose , on va aller se rincer dans le tas de fumier du coin !

      Et on ne perd pas de vue - jamais - les écrans, à tous les sens du terme !!!

      Enfin, ne perdons pas de vue que les deux premiers thèmes du duo pyramidal nous donnaient la parole et qu'il va être aussi bien temps que bienvenu de se décentrer, de s'empoigner d'autres objets et d'aller voir ailleurs si on n'y est surtout pas !
      Que ce soit en croisé en parallèle à cheval ou en stationnement alterné !

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    4. Carrément d'acc pour le dernier § ! J'en étais précisément là de mes méditations post-portrait, alors en avant pour le décentrage à cheval stationné en parallèle croisée !

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    5. Même à cheval : ça roule !

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    6. Je ne connais pas la Taulière mais je vais de ce pas voir chez elle ce qu'il s'y passe...

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  3. La voix, cette grande inconnue. J'ai dans l'oreille celle d'une amie de blog la première fois qu'elle m'a appelée - on allait se voir. Un délicieux accent du sud-ouest, de chez vous (pas espagnol:-)).Émotion.
    Comme Anonyme, je vais faire un saut (prudent vu mon âge) chez elle!

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    1. Seras-tu sur la bonne voix ?
      Bonne visite également.

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