Inoubliable ?


UN AUTRE AGE

Je me souviens des films de chevalerie, d’Ivanhoé et de Prince Vaillant.

Je me souviens qu’on jouait à l’attaque du château.

Je me souviens de Thierry La Fronde et de la douce Isabelle.

Je me souviens qu’Oscar avait décidé de faire capitaine.

Je me souviens que je m’étais retrouvé sous-chef.

Je me souviens du château, c’était la cabane du jardin et la porte fermait mal.

Je me souviens que l’infâme Gisborne était joué par Basil Rathbone.

Je me souviens que les ennemis étaient mille, bien cachés et forcément menaçants, fourbes et cruels.

Je me souviens qu’on « courait en cheval » une main tenant les rênes, l’autre servait au bruitage en frappant le côté de la cuisse, ça donnait un côté centaure.

Je me souviens qu’on faisait pareil quand on jouait aux cow-boys et aux indiens.

Je me souviens qu’ils étaient les méchants et nous les bons.

Je me souviens qu’on passait plein de temps à fabriquer les épées, sans doute plus qu’à jouer l’aventure.

Je me souviens des fossés de Caylus et de Gonzague.

Je me souviens qu’on n’avait pas peur.

Je me souviens des miches de pain et des écuelles.

Je me souviens que j’étais blessé, mais que je repartais héroïquement au combat le bras touché collé le long du corps.

Je me souviens que parfois il fallait se battre en changeant l’épée de main.

Je me souviens du coup du superpouvoir pour chasser le dragon.

Je me souviens d’Excalibur.

Je me souviens de mâchicoulis, herse, pont-levis, cachot.

Je me souviens que la garde de mon épée de bois ne tenait pas bien.

Je me souviens du duel dans les escaliers entre Gisborne et Robin des Bois.

Je me souviens qu’on imitait les trompettes en arrivant devant les châteaux.

Je me souviens que des fois le cheval c’était mon vieux vélo rouge.

Je me souviens du chemin de ronde et des tours de garde.

Je me souviens du lapin géant dans Sacré Graal.

Je me souviens de « Gardes, emparez-vous de cet homme ! »

Je me souviens qu’on gagnait toujours à la fin.

Je me souviens qu’à un moment c’était l’heure du goûter.

Je me souviens des Chocoprinces à la vanille, ils n’étaient pas bons.

 

Commentaires

  1. J'adoube totalement, un genou en terre, ce rappel de cape et d'épée. J'aime beaucoup les fourbes de cape et d'épée. Goûter parlant j'étais plutôt de la confrérie Pailles d'Or ou Chamonix Orange. Montjoie Saint Denis! Merci.

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    1. Cape et d'épée, oui, c'était bien !
      Et puis, quignon de pain, barre de chocolat noir et pomme !

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  2. Ah, c'est bien de se souvenir de ce qui n'est pas vraiment arrivé, et c'est même mieux, oserais-je dire, car cela fait vivre les souvenirs oubliés des autres, souvenirs mi-fictifs, bien sûr...

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    1. Cette liste est en effet un mélange complet entre le vécu, l'imaginé, le texte de départ, etc. Merci.

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  3. Souvenirs vaillants, plaisants, héroïques, imaginés, ah qu'ils sont bons ceux-là !

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  4. Je me souviens que je ne me souviens pas où se trouve mon armure. ;-)

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    1. Au fond du couloir, à droite, le tas de ferraille mal rangé dans l'étagère des souvenirs 😉

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