What to expect ?



L'été - qui va s'achever- est souvent (toujours ?) 
en ce qui me concerne et selon le temps de repos qui m'est alloué, 
une période bienvenue pour se poser, 
penser un peu ou beaucoup, 
(Qui a dit pas du tout ?) 
loin du tumulte, autant qu'on le peut,
un temps pour faire autre chose, autrement.
Quelques lignes directrices de conduite diffractive me sont ainsi venues : 
je publierai majoritairement le mardi et le vendredi.
Deux fois par semaine.
Il y aura toujours un projet pour déroger - je pense au rythme quotidien du Printemps des poètes en mars- mais ce sera à la fois exceptionnel et pas grave.

C'est posé. Des repères. Juste des repères.
Des possibilités, et non pas des promesses ! 

Et comme il y a pas mal de choses qui couvent...
Et comme j'arrive régulièrement à improviser...

Et comme on est mardi !

Final – Les Impromptus


L’arrêt définitif des Impromptus Littéraires en juillet dernier 
s’est fait sur cette ultime consigne :
Nous abordons à présent les deux dernières semaines 
actives  de l'aventure des Impromptus !
Pour l'occasion nous vous proposons de rédiger le petit discours 
que vous imaginez faire à votre famille et à vos amis, 
lors de votre 100ième anniversaire, afin de leur relater la période de votre vie 
où vous avez écrit sur le site des Impromptus.
Quels en ont été les faits qui vous ont marqués et 
que vous avez conservés en mémoire ? 
Quelle importance, positive ou négative, a eu cette participation dans votre vie 
que vous avez envie de partager dans ce moment important ?
Avec solennité ou humour, en prose ou en vers, égayés ou non d'illustrations,…

Voici ma contribution.


Et, chers amis,
Puisqu’il paraît que j’ai cent ans
-Je n’en reviens toujours pas
Et d’ailleurs je ne les fais pas-
Je disais chers amis ici réunis
Puisque l’occasion m’est offerte
Et la brèche ouverte
Et aussi, déclarons-le sans ambages,
Comme vous êtes un peu obligés d’écouter
Par égard à mon grand âge
Je m’en vais vous narrer
Un moment un peu particulier 
Cela dura pour moi un peu plus d’une année
Quand pour d’autres la dizaine fut dépassée  
A une époque peut être oubliée     
Vous le savez j’ai beaucoup écrit 
Du plus loin que je me souvienne 
Alors autant que je revienne
A une sorte de parenthèse  
Quinze mois ou seize   
Une incursion que je fis
Dans les littéraires Impromptus
Avant qu’ils ne fussent interrompus

Si le train de ma mémoire ne défaille pas 
C’était en deux mil dix-huit deux mil dix neuf
Et j’y trouvai du sang neuf
Tel un vampire assoiffé de mots, de textes   
Que ce soit à lire
Que ce soit à écrire
Car se retrouvait là une ligue de fins bretteurs
Guettant lundi le moindre signe
Sautant sur la consigne
Et lui tordant le cou parfois par pur prétexte :
On n’est pas en reste pour le plaisir des lecteurs...

J’y trouvai aussi une belle ambiance
Ça incite à la persévérance et la fidélité
L’auteur – un bien grand mot pour ce que j’écris –
Y fut toujours bien accueilli
Les commentaires en toute circonstance
Y ont contribué
Des signes de partage, de générosité
Et puis les personnalités, les styles,
Je vous souhaite les rivages de telle îles

Que ce soit en prose ou en vers
Son texte expédié par l’électronique courrier
Chacune chacun pouvait se dire 
« A la fin de l’envoi, je touche. »
De quoi être touché
Toutes ces années après…

10 semaines après...

Avant de rouvrir la porte en grand
Que me reste-t-il imprimé marqué des dix semaines où elle est restée fermée?

je pense d’abord allez savoir pourquoi à Jacques Brel « Je suis un soir d’été » dont je viens de relire le texte brillant et coupant…

Cela dit et sans aucun lien je replonge dans les parcours, les passages, les déplacements, les rencontres
des moments dans la voiture cette bonne vieille compil maison de Nougaro
 
un bain de mer en Méditerranée, comme un retour aquatique dans l’enfance,
avec des lieux changés inchangés oubliés retrouvés
une discussion impromptue avec un guitariste que j’apprécie  
plus loin plus tard,
je nous revois marcher tous trois dans le Vercors, franchir résolument les passerelles sur le Drac




que c'est beau le Vercors, charmés, éblouis, conquis

De quoi se retaper
respirer 
apprécier le statut d'intermittent ou de déserteur numérique
Juste après la seconde vague caniculaire
Cette sécheresse et ces incendies
Des marronniers dont on se serait passé

Après juillet
Ah l’information en juillet, c’est tendu

Ça a tendance à se brouiller
Ça touite dans tous les coins, étrange comme certains se sentent ou se croient obligés
L’inculture rime avec ministre et les conneries s’accumulent
Rézosocial tu perds ton sang froid  

Juillet…
Qui commença par un feu d’artifice
Qui détruisit mes toutes dernières et infimes chances microscopiques et improbables de devenir macroniste
Chances ruinées à jamais  
Il doit bien y avoir un proverbe avec « homard en juillet » …
et Rugy m’entraîna à commettre une exaction dans un atelier d’écriture avec mots imposés, que je titrai 
LE CRI DU LION
(Liste : 1  planche 2  réussite 3  croiser 4  mine 5 hyalin 6 rabattre 7 phare 8 ilote 9 bouquet 10 perfide 11 circonvenir 12 cloche  …et le 13ème pour le thème : festival)



Oui, quel été !
si juillet c'est tendu, en août c'est morne,
et c'est sûrement tant mieux  
en août  on sent bien que tout le monde est ailleurs
parti
Quel …  
Ah il y a bien Castaner lui ça fait un moment qu’il est bel et bien parti avant
Il est tellement pas là qu’on se demande s’il ne marche pas sur la lune
Quand ils voient ça certains nous quittent , Joao Gilberto, Johnny Clegg
et puis Toni Morrison  
et même le Mocky
Quel été
le lancinant
où est qui ? 
Pardon j’entends mal
où est qui ?
Ah … quel été !
Quel été…  LA question
Où est … ?
Quel été ! T’as combien ?  
J’ai 7, et là, pas « Pognon de dingue » ?

Oui sûrement qu’en août, mieux vaut penser à autre chose,
oh, nous le fîmes
de lectures en musiques aussi
Woodstock,
Déjà Vu and I feel like I’ve been here before
Alors au diable "le qui est où" ?
Je ne sais plus mais
Finalement j’ai compris que
Peter Fonda n’était pas mort en vrai à la fin d’Easy Rider.


Flash info

    Mise à jour  après une pause de trois mois, un nouveau blog  TEXTURES a démarré le 18 mai 2022. Ici.